L’encéphalite à tiques : symptômes, traitement et prévention

Les points clés :

  • L’encéphalite à tiques est une infection virale transmise par les tiques, sans transmission interhumaine.
  • L’évolution peut être biphasique, avec un risque d’atteinte neurologique sévère.
  • Il n’existe pas de traitement curatif spécifique.
  • La maladie peut entraîner des séquelles neurologiques durables.
  • La vaccination et la prévention des piqûres sont les moyens de protection les plus efficaces.

La maladie

L’encéphalite à tiques est une maladie infectieuse virale due au virus de l’encéphalite à tiques (TBE virus), un flavivirus. Elle est transmise principalement par la piqûre de tiques infectées (surtout Ixodes ricinus en Europe). Plus rarement, la transmission peut survenir par la consommation de lait cru ou de produits laitiers non pasteurisés provenant d’animaux infectés. Après la piqûre, le virus se multiplie localement puis peut diffuser dans l’organisme. L’infection peut rester asymptomatique ou évoluer vers une atteinte du système nerveux central.

L’encéphalite à tiques dans le monde

L’encéphalite à tiques est une zoonose endémique de vastes régions d’Europe centrale et orientale, de Scandinavie, de Russie et d’Asie du Nord. Plusieurs milliers de cas humains sont rapportés chaque année, avec une incidence variable selon les régions et les saisons. La maladie est étroitement liée à des facteurs environnementaux, climatiques et comportementaux (activités de plein air, professions exposées). Dans plusieurs pays européens, une augmentation de l’incidence a été observée, en lien avec l’extension des zones d’habitat des tiques et les changements climatiques.

La clinique

L’évolution est souvent biphasique. La première phase correspond à un syndrome pseudo-grippal (fièvre, céphalées, myalgies, fatigue) durant quelques jours, suivi d’une rémission transitoire. Chez une partie des patients, une seconde phase survient avec une atteinte neurologique : méningite, encéphalite ou méningo-encéphalite, parfois associée à des troubles de la conscience, des déficits neurologiques focaux ou des paralysies. La gravité augmente avec l’âge.

Le diagnostic

Le diagnostic repose sur le contexte d’exposition (séjour en zone endémique, piqûre de tique) et le tableau clinique neurologique. La confirmation est sérologique, par la mise en évidence d’anticorps spécifiques (IgM et IgG) dans le sang et/ou le liquide céphalo-rachidien. L’analyse du LCR montre habituellement une méningite lymphocytaire. L’imagerie cérébrale peut être utile pour évaluer la gravité ou éliminer d’autres diagnostics.

Le traitement

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre le virus de l’encéphalite à tiques. La prise en charge est symptomatique, reposant sur l’hospitalisation, le traitement de la fièvre et de la douleur, et la surveillance neurologique. Les formes sévères peuvent nécessiter une prise en charge en soins intensifs. Des séquelles neurologiques persistantes sont possibles.

La prévention

La prévention repose avant tout sur la vaccination, qui est efficace et recommandée pour les personnes vivant ou séjournant en zones endémiques, ainsi que pour les personnes exposées professionnellement ou par leurs loisirs. Les mesures de protection individuelle contre les piqûres de tiques sont essentielles : vêtements couvrants, répulsifs, inspection cutanée après exposition, retrait rapide des tiques. La consommation de lait cru non pasteurisé doit être évitée en zone à risque.

FAQ

Le virus est transmis par piqûre de tiques infectées ou, plus rarement, en consommant du lait cru contaminé.

La maladie associe un syndrome grippal suivi de symptômes neurologiques.

La majorité des patients guérissent spontanément et sans séquelle. Malheureusement, dans les formes sévères, des séquelles neurologiques peuvent persister.

Il n’existe pas de traitement spécifique contre cette maladie. Le traitement consiste uniquement à soulager les symptômes.

Il est avant tout essentiel de se protéger vis-à-vis des piqûres de tiques (vêtements longs, répulsifs, inspection corporelle) et éviter la consommation de lait cru dans les zones à risque.

Oui, dans certaines conditions pour les voyageurs, les personnes exposées professionnellement ou celles vivant en zone d’endémie.