Zika : symptômes, traitement et prévention

Les points clés

  • Le Zika est une arbovirose à transmission principalement vectorielle, mais aussi sexuelle et materno-fœtale.
  • La majorité des infections sont asymptomatiques ou bénignes.
  • L’infection pendant la grossesse peut entraîner des malformations congénitales graves.
  • Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique ni de vaccin.
  • La prévention repose sur la protection anti-vectorielle et sexuelle.

La maladie

Le Zika est une maladie infectieuse virale due au virus Zika, un flavivirus proche des virus de la dengue, de la fièvre jaune et du chikungunya. La transmission est principalement vectorielle, par la piqûre de moustiques du genre Aedes (Aedes aegypti et Aedes albopictus), actifs surtout en journée. Des modes de transmission non vectoriels sont également décrits : transmission sexuelle, transmission mère–enfant pendant la grossesse ou l’accouchement, et plus rarement par transfusion sanguine. Après l’infection, une virémie transitoire survient, le plus souvent sans expression clinique.

Le Zika dans le monde

Le virus Zika est un virus transmis par les moustiques qui a été identifié pour la première fois en Ouganda en 1947 chez un macaque rhésus. Par la suite, des preuves d’infection et de maladie ont été recensées chez l’homme dans d’autres pays africains dans les années 1950. Des années 1960 aux années 1980, des infections sporadiques ont été recensées chez l’homme en Afrique et en Asie. Toutefois, depuis 2007, de vastes épidémies à virus Zika ont été enregistrées en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique. A partir de 2015, une flambée de la maladie au Brésil a permis de révéler pour la première fois l’association entre infection maternelle et malformations congénitales sévères, et infection au virus Zika et incidence accrue de syndrome de Guillain-Barré. Des examens rétrospectifs en Polynésie française ont permis de constater des conclusions similaires Bien que l’incidence ait diminué après les grandes épidémies, le virus continue de circuler de manière endémique ou épidémique, avec un risque de résurgence lié à la large distribution des moustiques vecteurs, à l’absence de vaccin et à une surveillance qui demeure limitée à l’échelle mondiale.

La clinique

L’infection est asymptomatique dans 70 à 80 % des cas. Lorsque des symptômes sont présents, ils apparaissent après une incubation de 3 à 14 jours et sont le plus souvent bénins : fièvre modérée, éruption maculo-papuleuse diffuse, conjonctivite non purulente, arthralgies, myalgies, céphalées et asthénie. Des complications neurologiques sont possibles, notamment le syndrome de Guillain-Barré et plus rarement des encéphalites ou myélites. Le risque de malformations congénitales à la suite d’une infection pendant la grossesse demeure inconnu. Selon les estimations, entre 5 et 15 % des nourrissons nés de mères infectées par le virus Zika pendant la grossesse présentent des signes de complications liées à la maladie. Chez la femme enceinte, l’infection peut entraîner une atteinte fœtale sévère même en l’absence de symptômes maternels : microcéphalie (tête de petite taille par rapport à la normale), autres malformations congénitales du nourrisson, anomalies oculaires, perte auditive, mais aussi la perte du fœtus, la mortinaissance et la naissance prématurée.

Le diagnostic

Le diagnostic repose sur le contexte d’exposition (séjour ou résidence en zone de circulation du virus, piqûres de moustiques) et les manifestations cliniques. La confirmation est virologique par RT-PCR, réalisable précocement dans le sang, les urines ou le sperme. La sérologie est d’interprétation délicate en raison de réactions croisées fréquentes avec d’autres flavivirus. Chez la femme enceinte, un protocole de suivi clinique, biologique et échographique spécifique est recommandé.

Le traitement

Il n’existe aucun traitement antiviral spécifique contre le virus Zika. La prise en charge est symptomatique, reposant sur le repos, l’hydratation et les antalgiques (paracétamol). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l’aspirine sont à éviter tant qu’une dengue n’a pas été exclue, en raison du risque hémorragique.

La prévention

Il n’existe actuellement pas de vaccin disponible contre le virus Zika. La prévention repose sur la lutte contre les moustiques et la protection individuelle (répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires, climatisation). La prévention de la transmission sexuelle est essentielle, en particulier après un séjour en zone à risque. Chez les femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse, l’évaluation du risque et les recommandations de voyage sont primordiales.

FAQ

Le virus Zika est un flavivirus transmis principalement par les moustiques du genre Aedes. Il appartient à la même famille que les virus de la dengue et de la fièvre jaune.

Les modes de transmission du virus Zika sont multiples : transmission vectorielle par les piqûres de moustique, transmission sexuelle et transmission materno-fœtale.

La majorité des infections sont asymptomatiques. Quand des symptômes apparaissent, ils sont généralement bénins : fièvre modérée, éruptions cutanées, arthralgies, conjonctivite, maux de tête.

  • Risque de troubles neurologiques graves et irréversibles chez le fœtus si la mère est infectée pendant la grossesse (microcéphalie et autres malformations).
  • Persistance du virus dans le sperme, pouvant entraîner une transmission sexuelle et un risque d’infection pendant la grossesse.

Le diagnostic repose sur la détection du génome viral par RT-PCR dans le sang, les urines ou d’autres liquides biologiques, ainsi que sur la sérologie.

  • Éviter les piqûres de moustiques par le port de vêtements longs, l’utilisation de répulsifs et la protection des habitations.
  • En cas de séjour en zone à risque, adopter des mesures renforcées, notamment pour les femmes enceintes et les couples avec projet de grossesse.
  • La prévention sexuelle est recommandée pour éviter la transmission du virus via le sperme.

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique ni de vaccin disponible à ce jour. La prise en charge est symptomatique.

Les femmes enceintes ou les couples désirant concevoir doivent consulter un professionnel de santé pour évaluer le risque et bénéficier de conseils adaptés.