La poliomyélite : symptômes, traitement et prévention

Les points clés

  • La poliomyélite est une infection virale transmissible par voie oro-fécale.
  • La majorité des infections sont asymptomatiques. Les formes neurologiques sont rares mais peuvent entraîner des paralysies irréversibles.
  • Il n’existe pas de traitement curatif spécifique.
  • La vaccination est le pilier de la prévention et de l’éradication mondiale.

La maladie

La poliomyélite est une maladie infectieuse virale due au poliovirus, un entérovirus dont il existe trois sérotypes. La transmission se fait principalement par voie oro-fécale, via l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, et plus rarement par contact avec des sécrétions oropharyngées. Après l’infection, le virus se multiplie dans le pharynx et l’intestin. Dans de rares cas, il traverse la barrière hémato-encéphalique et infecte les motoneurones de la moelle épinière et du tronc cérébral, entraînant des paralysies flasques parfois irréversibles.

La poliomyélite dans le monde

Grâce aux campagnes de vaccination, la poliomyélite a été quasiment éradiquée dans le monde. Toutefois, des poliovirus sauvages continuent de circuler dans un très petit nombre de pays, dont l’Afghanistan et le Pakistan où elle reste endémique. Des épidémies dues à des poliovirus dérivés de souches vaccinales peuvent survenir dans des régions où la couverture vaccinale est insuffisante. La surveillance des paralysies flasques aiguës et le maintien d’une vaccination élevée restent essentiels pour prévenir la réémergence de la maladie. La poliomyélite demeure ainsi une urgence de santé publique mondiale tant que l’éradication n’est pas complète.

La clinique

Dans plus de 90 % des cas, l’infection est asymptomatique ou se manifeste par une forme bénigne associant fièvre modérée, céphalées, fatigue, douleurs musculaires ou troubles digestifs. Dans environ 1 infection sur 200, le virus provoque une atteinte neurologique, le plus souvent sous forme de paralysie flasque aiguë, asymétrique, d’installation rapide, touchant principalement les membres inférieurs. Les formes bulbaires peuvent entraîner des troubles de la déglutition et une insuffisance respiratoire potentiellement fatale.

Le diagnostic

Le diagnostic doit être évoqué devant toute paralysie flasque aiguë, en particulier chez un sujet non ou incomplètement vacciné. La confirmation repose sur la détection du poliovirus par RT-PCR ou culture virale, principalement à partir de prélèvements de selles répétés. Le liquide céphalo-rachidien montre généralement une méningite lymphocytaire modérée avec une protéinorachie normale ou légèrement augmentée.

Le traitement

Il n’existe aucun traitement antiviral spécifique de la poliomyélite. La prise en charge est symptomatique, reposant sur le traitement de support, la prévention des complications respiratoires et orthopédiques, et une rééducation fonctionnelle précoce et prolongée. Les séquelles motrices peuvent être définitives et responsables de handicap.

La prévention

La prévention repose essentiellement sur la vaccination antipoliomyélitique, qui est très efficace. Les vaccins disponibles comprennent un vaccin inactivé injectable et un vaccin oral vivant atténué, utilisé dans certains contextes de santé publique. Le maintien d’une couverture vaccinale élevée, la surveillance épidémiologique et la vaccination des voyageurs vers les zones à risque sont indispensables pour atteindre et maintenir l’éradication mondiale.

FAQ

La poliomyélite se transmet principalement par voie oro-fécale, par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par le poliovirus. Plus rarement, la transmission peut se faire par contact avec des sécrétions oropharyngées. La transmission est favorisée par des conditions d’hygiène insuffisantes.

Dans la majorité des cas, l’infection est asymptomatique ou responsable de symptômes bénins tels que fièvre modérée, fatigue, céphalées, douleurs musculaires ou troubles digestifs. Dans de rares cas, une atteinte neurologique survient.

Environ 1 infection sur 200 évolue vers une forme neurologique avec paralysie flasque aiguë, souvent asymétrique et d’installation rapide, touchant surtout les membres inférieurs. Les formes bulbaires peuvent entraîner des troubles de la déglutition et une insuffisance respiratoire potentiellement mortelle.

Le diagnostic doit être évoqué devant toute paralysie flasque aiguë, en particulier chez un sujet non ou insuffisamment vacciné. La confirmation repose sur la détection du poliovirus par RT-PCR ou culture virale, principalement à partir de prélèvements de selles.

Il n’existe pas de traitement curatif spécifique. La prise en charge est symptomatique et repose sur le traitement de support et la rééducation. La prévention repose sur la vaccination, qui constitue le pilier de l’éradication mondiale, associée à une surveillance épidémiologique étroite.