INSERM U1019 – CNRS UMR9017-Université de Lille – CHU Lille & Université de Guyane – Institut Pasteur de Lille
L’objectif scientifique général du projet de recherche de l’équipe vise à étudier les réponses immunes induites au cours des co-infections à protozoaires (Plasmodium, Leishmania et Toxoplasma) qui provoquent des maladies asymptomatiques chroniques dans l’écosystème amazonien de la Guyane Française et, favorisent le maintien de réservoirs parasitaires. Une stratégie globale et intégrée «one health» associant une recherche clinique avec des études fondamentales et fonctionnelles est développée en capitalisant sur l’expertise pluridisciplinaire des membres de l’équipe (cliniciens travaillant sur le terrain, immunologie, parasitologie et épidémiologie). Les objectifs spécifiques sont : 1) d’identifier les signatures immunologiques associées aux formes asymptomatiques ou pathologiques de l’infection et 2) d’évaluer l’impact de leurs modulations par les facteurs environnementaux et le multi-biome de l’hôte sur le devenir de l’infection et de la maladie. Les résultats obtenus devraient permettre de mettre en évidence des biomarqueurs phénotypiques et des cibles thérapeutiques pour le diagnostic, le pronostic, la prévention et le traitement.
Actualités
- Partenaire du Laboratoire d’excellence (LabEx) “French Parasitology Alliance for Health Care” (LabEx PARAFRAP; http://labex-parafrap.fr, 2012-2019 renouvellé pour 5 ans à partir de 2020).
- Partenaire du Laboratoire d’excellence “Center for the study of biodiversity in Amazonia” (LabEx CEBA : http://www.labex-ceba.fr, 2021-2019 renouvellé pour 5 ans à partir de 2020).
- Financement Flash COVID FEDER-Guyane obtenu pour 2 ans (2020-2022) pour l’étude des Réponses immunes humorales induites par SARS-COV-2 dans le contexte Amazonien: Rôle dans la genèse des formes asymptomatiques (COVIMA).
Projets transversaux
Les astrocytes et les cellules microgliales de type inflammatoire (M1) jouent un rôle important dans l’exacerbation des processus neuro-inflammatoires au cours du neuropaludisme (NP). La neuro-inflammation serait induite par des microvésicules parasitaires transférées dans les astrocytes du cerveau par autophagie. Le programme de travail est: 1) l’indentification des mécanismes de transfert des microvésicules parasitaires et leur devenir au sein des astrocytes (coll. F. Lafont et plateforme BICELL du CIIL); 2) Caractériser les microvésicules parasitaires et le sécrétome des cellules gliales par des approches métabolomiques et protéomiques différentielles (coll. S. Kamat, IISER Pune, Inde) afin de mettre en évidence des immunorégulateurs) ; 3) Définir les modalités d’interaction entre cellules gliales du cerveau-microvésicules parasitaires et cellules immunitaires infiltrant le cerveau impliquées dans la neuropathologie telles que populations myéloïdes et lymphocytes T CD8+.
L’équipe profite de la prévalence élevée du paludisme, de la leishmanie et de la toxoplasmose à la frontière amazonienne de la Guyane française pour analyser les interactions mutualistes complexes entre les infections à apicomplexe concomitantes chez les personnes exposées. En particulier, les chercheurs examineront comment des infections chroniques concomitantes par T. gondii et/ou L. guyanensis chez les patients atteints de paludisme modifient l’équilibre de l’immunité de l’hôte et procure une résistance au développement des formes cliniques graves. Une approche multidisciplinaire combinant études cliniques sur le terrain, épidémiologie moléculaire, immunologie intégrative, bio-informatiques et modélisation mathématique seront mises en œuvre pour rechercher des signatures immunitaires fonctionnelles innées et adaptatives contribuant à une maladie asymptomatique au cours des co-infections à protozoaires.
Le projet a pour but d’identifier les mécanismes impliqués dans l’induction d’une sénescence des astrocytes et microglie qui favoriserait le développement du neuropaludisme ou de déficit neurologiques précoces chez les survivants durant l’infection paludique. ─ collaboration Corrine Abbadie, CANTHER – Univ. Lille, CNRS, Inserm, CHU de Lille, Institut Pasteur de Lille – UMR9020-U1277.
Membres
Magalie PIERRE DEMAR
PU-PH Univ Guyane, responsable du pôle Cayenne
Numéro ORCID : 0000-0003-3414-0821N. SAIDI
Étudiant en thèse, Univ Tunis/ Lille
F. HELLANI
Étudiant en thèse, Univ Lille
J. ALLOO
Étudiant en thèse, Univ Lille
K. NERON ELFORT
Étudiant en thèse, Univ Guyane
G. PROSSE AHOUET
Étudiant en thèse, Univ Congo
N. ELENGA
PU-PH CHAR, Univ Guyane
M. SAOUT
Technicienne, Univ Guyane
Mots-clés
Contact d'équipe
Publications
PLoS Negl Trop Dis. 2019 Aug 14;13(8):e0007629. doi: 10.1371/journal.pntd.0007629. eCollection 2019 Aug.
Ecological niche modelling for predicting the risk of cutaneous leishmaniasis in the Neotropical moist forest biome.
Front Cell Infect Microbiol. 2020 Sep 11;10:401. doi: 10.3389/fcimb.2020.00401. eCollection 2020. PMID: 33042853.
Outbreak of Amazonian Toxoplasmosis: A One Health Investigation in a Remote Amerindian Community.
J Immunol. 2020 Dec 1;205(11):3071-3082. doi: 10.4049/jimmunol.1901317. Epub 2020 Nov 4. PMID: 33148715
Plasmodium yoelii Uses a TLR3-Dependent Pathway to Achieve Mammalian Host Parasitism.
Genes Immun. 2020 Jan;21(1):45-62. doi: 10.1038/s41435-019-0085-9. Epub 2019 Sep 10. PMID: 31501529.
Expression of CD300lf by microglia contributes to resistance to cerebral malaria by impeding the neuroinflammation.
Glia. 2017 Jan;65(1):75-92. doi: 10.1002/glia.23075. Epub 2016 Oct 3.