Les points clés
- Le choléra est une diarrhée bactérienne aiguë potentiellement mortelle.
- La transmission est oro-fécale, via l’eau ou les aliments contaminés.
- La déshydratation rapide est la principale cause de décès.
- Le traitement repose sur la réhydratation en urgence, avec une efficacité élevée.
- La prévention dépend avant tout de l’eau potable, de l’assainissement et de la vaccination.
La maladie
Le choléra est une maladie infectieuse bactérienne aiguë due à Vibrio cholerae, principalement des sérogroupes O1 et O139. Il se transmet par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, le plus souvent dans un contexte d’hygiène très précaire et d’accès insuffisant à l’eau potable. Après ingestion, la bactérie colonise l’intestin grêle et produit une toxine responsable d’une diarrhée aqueuse profuse, pouvant entraîner rapidement une déshydratation sévère et mettre en jeu le pronostic vital en l’absence de traitement.
Le choléra dans le monde
Le choléra reste un problème majeur de santé publique mondiale, en particulier dans les régions où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est limité. Des millions de cas surviennent chaque année dans le monde, avec des flambées épidémiques fréquentes en Afrique, en Asie du Sud et dans certaines zones des Caraïbes. La survenue d’épidémies est favorisée par les crises humanitaires, les déplacements de populations, les conflits et les catastrophes naturelles. Le choléra est une maladie étroitement liée aux déterminants sociaux et environnementaux.
La clinique
L’infection est souvent asymptomatique ou paucisymptomatique. Dans les formes symptomatiques, la maladie débute brutalement par une diarrhée aqueuse abondante, classiquement décrite comme des « selles en eau de riz », associée à des vomissements. La complication majeure est la déshydratation aiguë, pouvant entraîner un choc hypovolémique, une insuffisance rénale aiguë et le décès en quelques heures si la prise en charge est retardée.
Le diagnostic
Le diagnostic est avant tout clinique et épidémiologique, en particulier en contexte d’épidémie ou de séjour en zone d’endémie. La confirmation repose sur la mise en évidence de Vibrio cholerae dans les selles par culture ou tests rapides. Les examens biologiques permettent d’évaluer la sévérité de la déshydratation et des troubles hydro-électrolytiques.
Le traitement
Le traitement du choléra est une urgence médicale et repose avant tout sur la réhydratation rapide, orale ou intraveineuse selon la gravité. Les antibiotiques permettent de réduire la durée de la diarrhée et l’excrétion bactérienne, mais ne remplacent jamais la réhydratation. Avec une prise en charge adaptée, la létalité peut être inférieure à 1 %.
La prévention
La prévention repose principalement sur l’accès à l’eau potable, l’assainissement, l’hygiène des mains et la sécurité alimentaire. Des vaccins oraux contre le choléra sont disponibles et utilisés en prévention individuelle chez certains voyageurs et surtout en réponse aux épidémies dans les zones à risque. L’éducation sanitaire et la surveillance épidémiologique sont essentielles.
FAQ
Le choléra se transmet par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par la bactérie Vibrio cholerae, souvent dans un contexte épidémique et des conditions sanitaires dégradées.
Le choléra provoque des diarrhées très abondantes, des vomissements, une soif intense et une déshydratation rapide pouvant conduire au décès si non traitée.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques typiques et la confirmation biologique par isolement de la bactérie dans les selles.
Le traitement principal est la réhydratation orale et/ou intra-veineuse. Les antibiotiques peuvent être utilisés pour raccourcir la durée de la maladie.
Oui, grâce à la vaccination, à l’amélioration de l’hygiène, à l’accès à l’eau potable et à des mesures d’assainissement.