Les points clés
- L’encéphalite japonaise est une encéphalite virale transmise par les moustiques, dans les zones tropicales asiatiques et pacifiques occidentales.
- La majorité des infections sont asymptomatiques, mais les formes cliniques sont souvent sévères, voire mortelles.
- La mortalité et le risque de séquelles neurologiques sont élevés en cas d’encéphalite.
- Il n’existe pas de traitement curatif spécifique.
- La vaccination et la protection anti-moustiques sont les moyens de prévention les plus efficaces.
La maladie
L’encéphalite japonaise est une maladie infectieuse virale due au virus de l’encéphalite japonaise (JEV), un flavivirus. Elle est transmise à l’homme par la piqûre de moustiques infectés, principalement du genre Culex, après un cycle zoonotique impliquant surtout les porcs et les oiseaux. L’homme est un hôte accidentel et ne joue aucun rôle dans la transmission du virus. La majorité des infections sont asymptomatiques, mais une faible proportion évolue vers une atteinte sévère du système nerveux central.
L’encéphalite japonaise dans le monde
L’encéphalite japonaise est endémique en Asie et dans le Pacifique occidental, notamment en Asie du Sud, du Sud-Est et de l’Est. Elle constitue la première cause d’encéphalite virale dans ces régions, avec plusieurs dizaines de milliers de cas cliniques chaque année. Le risque est plus élevé en zones rurales ou périurbaines, en particulier dans les régions de culture du riz et d’élevage porcin. Les enfants sont historiquement les plus touchés dans les zones endémiques, mais les adultes non immunisés, notamment les voyageurs, peuvent également développer des formes graves.
La clinique
Après une incubation de 5 à 15 jours, l’infection est le plus souvent asymptomatique ou paucisymptomatique. Dans moins de 1 % des cas, la maladie évolue vers une encéphalite aiguë, associant fièvre élevée, céphalées, troubles de la conscience, convulsions et déficits neurologiques focaux. Les formes symptomatiques sont grevées d’une mortalité élevée (1/3 des cas) et de fréquentes séquelles neurologiques (troubles cognitifs, moteurs ou comportementaux, dans 1/3 des cas également), en particulier chez l’enfant.
Le diagnostic
Le diagnostic repose sur le contexte épidémiologique (séjour en zone endémique, exposition aux moustiques) et la présentation clinique neurologique. La confirmation est sérologique, par la détection d’anticorps IgM spécifiques du virus dans le sérum et/ou le liquide céphalo-rachidien. L’analyse du LCR montre généralement une méningo-encéphalite lymphocytaire. L’imagerie cérébrale peut mettre en évidence des atteintes des noyaux gris centraux ou du tronc cérébral.
Le traitement
Il n’existe aucun traitement antiviral spécifique contre le virus de l’encéphalite japonaise. La prise en charge est strictement symptomatique, reposant sur l’hospitalisation, le traitement des complications neurologiques et la réanimation si nécessaire. La prévention des séquelles repose sur une prise en charge précoce et adaptée.
La prévention
La prévention repose principalement sur la vaccination, qui est efficace et recommandée chez les personnes vivant en zones endémiques et chez certains voyageurs exposés (séjours prolongés, zones rurales, saison de transmission). Les mesures de protection contre les moustiques sont essentielles : répulsifs, moustiquaires, vêtements couvrants, climatisation ou insecticides. Il n’existe pas de transmission interhumaine.
FAQ
C’est une maladie virale transmise par un moustique, qui peut provoquer une inflammation du cerveau (encéphalite) avec des complications graves, notamment neurologiques.
Principalement en Asie du Sud et de l’Est, et les pays du Pacifique occidental. La maladie est également dans certaines zones de l’Australie.
Le virus se transmet par la piqûre de moustiques infectés, principalement dans les zones rurales et péri-urbaines.
La majorité des patients ne souffrent d’aucun symptôme. Mais pour une partie d’entre eux, elle se manifeste par de la fièvre et des signes neurologiques pouvant évoluer vers le décès.
La plupart des malades en guérissent, mais des séquelles neurologiques peuvent persister.
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique, seule une prise en charge symptomatique est possible.
La protection contre les piqûres est indispensable, via l’application de répulsifs cutanés, le port de vêtements longs et l’utilisation de moustiquaires éventuellement imprégnées.
La vaccination est le moyen de prévention le plus efficace pour les voyageurs et les résidents en zones à risque.
Le vaccin IXIARO® est sûr et recommandé, y compris pour les enfants à partir de 2 mois, avec des doses adaptées.